Au 30 septembre 2026
| Fermeture 30-09-26 |
Variation 31-08-26 |
Variation 31-12-25 |
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| Taux directeur au Canada (%) | |||
| Taux directeur au Canada (%) | 2,25 | 0,00 | 0,00 |
| Pétrole WTI (USD) | |||
| Pétrole WTI (USD) | 90,42 $ | 5,4 % ▲ | 57,5 % ▲ |
| Or (USD) | |||
| Or (USD) | 4 157,41 $ | -6,3 % ▼ | -3,7 % ▼ |
| EUR/CAD | |||
| EUR/CAD | 1,61 | -0,1 % ▼ | 0,0 % |
| JPY/CAD | |||
| JPY/CAD | 0,01 | 3,7 % ▲ | 3,0 % ▲ |
| USD/CAD | |||
| USD/CAD | 1,42 | 2,3 % ▲ | 3,5 % ▲ |
Sources : Banque du Canada, Bloomberg Finance L.P.
MARCHÉ CANADIEN
-2,6 % (S&P/TSX Composite 30-09-2026)Le marché canadien a reculé de 2,6 % en septembre, mettant fin à une série de cinq mois consécutifs de hausse.
Ce repli s’inscrit dans un mois volatil, marqué par la remontée des taux obligataires mondiaux, la hausse de taux de la Réserve fédérale et l’escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis. La baisse des prix des métaux précieux a notamment pesé sur les titres miniers. Tous les secteurs du S&P/TSX ont reculé sur le mois, à l’exception des technologies de l’information.
Le produit intérieur brut (PIB) canadien est resté inchangé en juillet, après avoir augmenté pendant trois mois consécutifs. Selon l’estimation préliminaire de Statistique Canada, il aurait progressé de 0,2 % en août par rapport à juillet. À la fin de septembre, les investisseurs anticipaient une hausse de 0,25 point de pourcentage du taux directeur de la Banque du Canada en décembre, tandis que la plupart des économistes prévoyaient qu’il resterait inchangé. Du côté des titres à revenu fixe, l’indice FTSE Canada a reculé de 1,2 %.
MARCHÉ AMÉRICAIN
2,1 % (S&P 500 30-09-2026 en CAD)Le marché américain a progressé de 2,1 % en dollars canadiens, comparativement à un recul de 0,4 % en dollars américains, l’appréciation du dollar américain ayant permis aux investisseurs canadiens d’afficher un gain. En septembre, la vigueur des titres technologiques a toutefois masqué une faiblesse plus généralisée du marché. L’indice S&P 500 à pondération égale, qui accorde le même poids à chaque entreprise, a reculé de 4,8 % en dollars américains. La forte pondération des géants technologiques dans le S&P 500 a donc donné une image plus favorable de la performance globale du marché.
La Réserve fédérale a relevé son taux directeur pour la première fois depuis 2023, le portant dans une fourchette de 3,75 % à 4,00 %, et a signalé que d’autres hausses pourraient suivre. La hausse des prix du pétrole et du diesel a alimenté les craintes inflationnistes et poussé les taux obligataires à la hausse.
En fin de mois cependant, les données d’inflation ont apporté un certain répit. L’indice PCE, qui mesure les prix des biens et services consommés par les ménages et que la Fed privilégie pour suivre l’inflation, a augmenté de 3,4 % sur un an en août, alors que 3,7 % était attendu. Ce résultat a réduit les attentes d’une nouvelle hausse de taux en octobre.
Par ailleurs, la croissance du PIB au deuxième trimestre a été révisée à 2,2 %, soutenue par la consommation et les investissements liés à l’intelligence artificielle.
MARCHÉS INTERNATIONAUX
-0,7 % (MSCI EAEO 30-09-2026 en CAD)Les marchés internationaux ont reculé de 0,7 % en dollars canadiens, comparativement à une baisse de 1,7 % en devises locales. Les actions européennes ont enregistré leur premier recul mensuel en six mois, freinées par la hausse des prix du pétrole et l’augmentation des taux obligataires.
Le choc énergétique a fait grimper l’inflation dans la zone euro. En septembre, l’inflation sur un an a atteint 3,3 % en Allemagne, 3,4 % en France et 4,1 % en Italie.
Au Royaume-Uni, le FTSE 100 a subi sa plus forte baisse mensuelle depuis mars, malgré une révision à la hausse de la croissance du deuxième trimestre. Au Japon, la Bourse a terminé le mois pratiquement inchangée. La Banque du Japon a relevé son taux directeur à 1,25 %, pour contrer les pressions inflationnistes liées au choc énergétique et à la faiblesse du yen.
MARCHÉS ÉMERGENTS
1,9 % (MSCI Marchés Émergents 30-09-2026 en CAD)Les marchés émergents ont progressé de 1,9 % en dollars canadiens, comparativement à un léger recul de 0,3 % en devises locales. La hausse des taux américains a pesé sur les actions de ces marchés.
L’Inde s’est démarquée à la baisse : l’indice Nifty 50 a reculé de 6,1 % en devise locale, alors que les investisseurs étrangers ont retiré 2,7 milliards de dollars américains du marché. En Chine, les principaux indices boursiers ont également reculé de façon marquée en septembre. L’indice composite de Shanghai a reculé de 3,6 % et celui de Shenzhen de 8,0 %, en devise locale. Les nouvelles mesures de relance annoncées par les autorités chinoises n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs, qui demeurent préoccupés par la faiblesse persistante des dépenses des ménages et des entreprises en Chine.
À l’inverse, les principaux indices boursiers de Taïwan et de la Corée du Sud ont progressé en septembre. À Taïwan, la forte demande liée à l’intelligence artificielle a soutenu les titres technologiques et les fabricants de semi-conducteurs.
Au cours des prochains mois, les marchés continueront d’être influencés par l’évolution du conflit au Moyen-Orient et des prix de l’énergie, les données sur l’inflation ainsi que les décisions des principales banques centrales concernant les taux d’intérêt.



