Gestion FÉRIQUE

Lettre financière - 2e trimestre 2026

10 min
Marchés boursiers et économie

Publié le

Présentée par l'équipe de Gestion des placements de Gestion FÉRIQUE

Sommaire

Le deuxième trimestre de 2026 s’est caractérisé par un retour marqué de l’appétit pour le risque chez les investisseurs malgré un environnement économique et géopolitique toujours complexe. Après un premier trimestre fortement perturbé par l’escalade du conflit au Moyen-Orient et le choc énergétique qui en a découlé, les marchés financiers ont progressivement retrouvé leur élan. Les progrès réalisés vers un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la réouverture graduelle du détroit d’Ormuz ont contribué à apaiser les inquiétudes entourant l’approvisionnement mondial en pétrole et à réduire les pressions exercées sur les prix de l’énergie.   

Au-delà des développements géopolitiques, le principal moteur des marchés au cours du trimestre a été la vigueur des bénéfices des entreprises, particulièrement dans le secteur technologique. Les résultats financiers solides et les perspectives de croissance des entreprises exposées à l’intelligence artificielle ont alimenté la confiance des investisseurs, soutenant non seulement les grandes sociétés technologiques américaines, mais également l’ensemble de la chaîne mondiale des semi-conducteurs, notamment en Asie. Malgré certaines interrogations grandissantes concernant les dépenses et les valorisations du secteur, les perspectives de croissance des bénéfices sont demeurées favorables durant le trimestre. 

Les banques centrales ont quant à elles conservé une approche prudente. Tant la Banque du Canada que la Réserve fédérale américaine ont maintenu leurs taux directeurs inchangés, préférant attendre davantage de preuves d’un ralentissement durable de l’inflation avant d’envisager un assouplissement de leur politique monétaire. Si les prix élevés de l’énergie ont entretenu des pressions inflationnistes au début du trimestre, leur recul progressif au cours du mois de juin a contribué à améliorer les perspectives pour les marchés obligataires. 

Dans cet environnement, les marchés boursiers ont affiché de solides rendements. L’indice composé S&P/TSX a progressé de 6,4 % au cours du trimestre. Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a enregistré un rendement de 17,1 % en dollars canadiens, profitant à la fois de solides résultats d’entreprises et de l’appréciation du dollar américain face au dollar canadien. Les marchés développés internationaux ont affiché une progression de 12,9 %, tandis que les marchés émergents se sont distingués avec un gain remarquable de 26,2 %, principalement soutenus par les marchés asiatiques et l’engouement mondial entourant l’intelligence artificielle. Du côté des titres à revenu fixe, l’indice FTSE Canada Universe Bond Index a procuré un rendement de 2,01 % au cours du trimestre. 

Au 30 juin 2026

Variation
T2-2026
Variation
1 an
Indices (%)
Obligations canadiennes
      Obligations universelles FTSE Canada
      Obligations universelles FTSE Canada 2,0 3,5
Actions canadiennes
       S&P/TSX Composite
      S&P/ TSX Composite 6,4 29,8
Actions américaines ($ CA)
       S&P 500
       S&P 500 17,1 27,2
Actions internationales ($ CA)
      MSCI MSCI EAEO
      MSCI MSCI EAEO 12,9 25,6
      MSCI Monde (ex. Canada)
      MSCI Monde (ex. Canada) 16,1 26,5
      MSCI Marchés émergents
      MSCI Marchés émergents 26,2 49,9

  Sources : FTSE International Limited, S&P Dow Jones Indices LLC et MSCI Inc.

Fermeture
30-06-26
Variation
T2-26
Variation
1 an
Taux directeur au Canada (%)
Taux directeur au Canada (%) 2,25 0,0 -0,50
Pétrole WTI (USD)
Pétrole WTI (USD) 69,50 $ -31,4 % 6,7 %
Or (USD)
Or (USD) 4 008,02 $ -14,1 % 21,3 %
EUR/CAD
EUR/CAD 1,62 0,9 % 1,2 %
JPY/CAD
JPY/CAD 0,01 -0,2 % -7,9 %
USD/CAD
USD/CAD 1,42 1,9 % 4,1 %

Sources : Banque du Canada, Bloomberg Finance L.P. 

Rendements nets de frais au 30 juin 2026 (%)

1 mois 3 mois 6 mois 1 an 3 ans 5 ans 10 ans
Solutions clés en main
Portefeuilles FÉRIQUE
Portefeuille Conservateur
Portefeuille Conservateur 0,8 3,0 3,1 5,8 5,8 2,6 n/d
Portefeuille Pondéré
Portefeuille Pondéré 1,2 4,4 4,5 8,9 7,9 4,3 4,4
Portefeuille Équilibré
Portefeuille Équilibré 1,9 9,2 8,6 16,4 12,8 7,0 7,0
Portefeuille Croissance
Portefeuille Croissance 2,1 10,4 9,6 18,3 14,1 7,6 7,9
Portefeuille Audacieux
Portefeuille Audacieux 2,3 12,3 11,4 22,3 16,5 9,0 n/d
Portefeuille 100 % Actions
Portefeuille 100 % Actions 2,5 14,2 13,3 26,2 n/d n/d n/d
Portefeuilles FÉRIQUE FNB
Portefeuille FNB Modéré +1
Portefeuille FNB Modéré +1 n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d
Portefeuille FNB Équilibré1
Portefeuille FNB Équilibré1 n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d
Portefeuille FNB Croissance +1
Portefeuille FNB Croissance +1 n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d
Portefeuille FNB 100 % Actions1
Portefeuille FNB 100 % Actions1 n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d
Fonds FÉRIQUE
Fonds de revenu
Revenu court terme
Revenu court terme 0,2 0,5 1,1 2,5 3,8 3,1 2,1
Obligations canadiennes
Obligations canadiennes 0,5 1,8 1,8 2,8 4,0 0,7 1,4
Obligations mondiales de développement durable
Obligations mondiales de développement durable 0,6 1,7 1,3 2,3 3,9 0,3 n/d
Revenu mondial diversifié
Revenu mondial diversifié 0,6 2,2 2,2 5,7 5,9 1,7 2,4
Fonds d'actions
Actions canadiennes de dividendes
Actions canadiennes de dividendes 3,0 9,9 9,6 21,5 15,1 10,3 9,0
Actions canadiennes
Actions canadiennes 0,3 7,3 10,1 27,4 19,9 13,5 11,8
Actions américaines
Actions américaines 2,2 15,7 12,4 22,9 20,4 14,0 13,8
Actions internationales 2
Actions internationales 2 4,8 12,9 13,3 24,0 16,2 9,5 8,6
Actions de marchés émergents
Actions de marchés émergents 1,9 30,5 34,7 60,7 28,9 9,8 n/d
Actions mondiales de dividendes
Actions mondiales de dividendes 2,0 10,8 16,1 29,3 18,4 13,5 12,5
Actions mondiales de 
développement durable
Actions mondiales de 
développement durable
4,9 13,9 6,4 8,2 9,1 6,6 n/d
Actions mondiales d'innovation
Actions mondiales d'innovation 4,6 19,9 13,0 24,4 18,4 6,3 n/d

Source : Trust Banque Nationale.

1. Les rendements composés ne sont pas disponibles pour les Portefeuilles FNB Modéré +, FNB Équilibré, FNB Croissance+ et FNB 100% actions, puisqu'ils n'ont pas encore un historique de 12 mois d’existence depuis leur création.

2. En date du 25 octobre 2024, le Fonds FÉRIQUE Actions internationales a acquis les actifs du Fonds FÉRIQUE Actions asiatiques dans le cadre d'une réorganisation et les objectifs de placement du Fonds ont été modifiés. Le rendement antérieur à la date d'entrée en vigueur de la réorganisation représente le rendement du Fonds FÉRIQUE Actions européennes (maintenant le Fonds FÉRIQUE Actions internationales) avec ses objectifs de placement antérieurs. La réorganisation et les changements apportés aux objectifs de placement auraient pu avoir une incidence importante sur le rendement du Fonds s'ils avaient été en vigueur pendant toute la période de mesure du rendement.

Titres à revenu fixe

Revenu fixe canadien

Le marché obligataire canadien a évolué dans un contexte marqué par des forces parfois contradictoires. Au début du trimestre, les investisseurs demeuraient préoccupés par les conséquences du choc énergétique observé à la fin du premier trimestre. Les prix élevés du pétrole ont entretenu les craintes inflationnistes, ce qui a incité la Banque du Canada à maintenir son taux directeur inchangé malgré certains signes de ralentissement économique. 

Parallèlement, les données économiques canadiennes ont présenté un portrait nuancé. Après plusieurs mois de croissance modérée, les statistiques publiées en mai ont révélé une légère contraction annualisée de l'économie au premier trimestre, alimentant les discussions entourant une éventuelle récession technique. Les incertitudes commerciales liées aux tarifs américains continuaient également de freiner certains investissements des entreprises canadiennes. 

Malgré ce contexte, les obligations ont progressivement bénéficié d'un changement de perception des investisseurs. L'atténuation graduelle des tensions géopolitiques et, surtout, le recul marqué des prix du pétrole en juin ont contribué à réduire les anticipations inflationnistes. Cette évolution a favorisé une baisse des rendements obligataires, entraînant une appréciation de la valeur des obligations en circulation. Au total, l'indice FTSE Canada Universe Bond Index a progressé de 2,01 % au cours du trimestre.

Revenu fixe américain

Aux États-Unis, le marché obligataire est demeuré principalement influencé par les perspectives d’inflation et les attentes entourant la politique monétaire de la Réserve fédérale. En avril et en mai, la résilience de l’économie et des données inflationnistes persistantes ont amené les investisseurs à repousser leurs anticipations de baisses de taux. La situation s’est toutefois améliorée en juin alors que l’atténuation des tensions au Moyen-Orient et le recul des prix du pétrole ont contribué à apaiser les craintes inflationnistes. Le rendement des obligations américaines à 10 ans a ainsi terminé le trimestre autour de 4,4 %, en baisse par rapport au sommet d’environ 4,7 % atteint en mai. Malgré cette détente, les marchés s’attendent toujours à ce que la Réserve fédérale maintienne une approche prudente avant d’amorcer un cycle d’assouplissement monétaire. 

Marchés boursiers

Actions canadiennes

Le marché canadien a connu un deuxième trimestre favorable, l’indice composé S&P/TSX affichant une progression de 6,4 %. Malgré un contexte géopolitique toujours marqué par les tensions au Moyen-Orient et les incertitudes entourant les politiques commerciales américaines, les investisseurs ont graduellement retrouvé confiance. Cette amélioration du sentiment des marchés s’est traduite par deux mois particulièrement solides en avril et en mai, avant un mois de juin plus modéré. 

Les résultats des entreprises ont constitué un important facteur de soutien tout au long du trimestre. Plusieurs sociétés canadiennes ont publié des bénéfices supérieurs aux attentes. Les secteurs financier et technologique ont été les principaux moteurs du marché, les banques profitant d'un contexte de taux d'intérêt plus stable, tandis que les entreprises liées aux infrastructures numériques et à l'intelligence artificielle ont poursuivi leur forte progression. 

Le secteur de l’énergie a toutefois présenté un portrait différent. Après avoir bénéficié de la flambée des prix du pétrole au premier trimestre, les sociétés énergétiques ont été pénalisées par le recul marqué du brut observé au cours du mois de juin. Les progrès réalisés vers un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la réouverture graduelle du détroit d’Ormuz ont contribué à rétablir les perspectives d’approvisionnement mondial, entraînant une baisse importante des prix de l’énergie. Les sociétés minières aurifères ont également subi des pressions, le repli du prix de l’or au cours du trimestre ayant réduit l’attrait du secteur. 

Sur le plan économique, les données canadiennes ont continué d’envoyer des signaux partagés. Après une légère contraction de l’activité économique au premier trimestre, le produit intérieur brut a progressé de 0,5 % en avril, un résultat supérieur aux attentes qui a rassuré les investisseurs quant à la résilience de l’économie. Les effets des tensions commerciales avec les États-Unis demeurent présents, mais semblent concentrés dans certains secteurs plus directement touchés par les mesures tarifaires. 

Dans l’ensemble, le marché canadien a démontré une bonne capacité d’adaptation face à un environnement encore incertain. Les solides bénéfices des entreprises et la reprise graduelle de la confiance des investisseurs ont permis au S&P/TSX de terminer le trimestre en territoire positif. 

Actions américaines

Le marché américain a dominé les marchés développés au cours du deuxième trimestre, l’indice S&P 500 affichant une progression de 15,2 % en dollars américains et de 17,1 % en dollars canadiens. Du point de vue des investisseurs canadiens, les rendements ont été bonifiés par l’appréciation du dollar américain par rapport au dollar canadien. 

Le principal moteur du marché est demeuré le secteur technologique. Les entreprises exposées à l’intelligence artificielle et aux infrastructures numériques ont continué de publier des résultats solides, renforçant la confiance des investisseurs envers les perspectives de croissance à long terme. Des sociétés comme NVIDIA, Microsoft et Dell Technologies se sont particulièrement démarquées grâce à la forte demande liée aux centres de données, aux semi-conducteurs et aux capacités de calcul nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. L'introduction en bourse très attendue de SpaceX a également alimenté l'enthousiasme des investisseurs envers les sociétés de croissance et les technologies de pointe. 

Cette dynamique s’est toutefois accompagnée d’une volatilité accrue. En juin, plusieurs grandes sociétés technologiques ont connu un recul, les investisseurs remettant davantage en question le niveau élevé des valorisations ainsi que l’ampleur des investissements requis pour soutenir cette croissance. Malgré ces prises de gains, les perspectives de croissance des bénéfices des entreprises sont demeurées favorables et ont continué d’offrir un soutien important au marché. 

L’environnement macroéconomique est également demeuré contrasté. Les données publiées au cours du trimestre témoignent d’une économie toujours résiliente malgré des signes de pressions inflationnistes persistantes. Dans ce contexte, la Réserve fédérale a maintenu son taux directeur inchangé, adoptant une approche prudente à l’égard de l’évolution de l’inflation et des perspectives économiques. 

Les développements géopolitiques ont également influencé le comportement des marchés. Les progrès réalisés vers une désescalade du conflit au Moyen-Orient ont réduit les inquiétudes entourant l’approvisionnement énergétique mondial et contribué à améliorer le climat des marchés vers la fin du trimestre.  

Actions internationales

Les marchés développés à l’extérieur de l’Amérique du Nord ont également connu un trimestre favorable. L’indice MSCI EAEO a progressé de 12,9 % en dollars canadiens. 

En Europe, l’apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le recul des prix du pétrole ont contribué à atténuer les craintes inflationnistes, renforçant la confiance des investisseurs. Les secteurs financier et industriel ont figuré parmi les principaux moteurs de la performance, les banques européennes continuant d’afficher une rentabilité solide et des perspectives de bénéfices favorables. Les investisseurs ont également manifesté un intérêt accru pour les marchés développés hors États-Unis dont les valorisations demeuraient attrayantes. 

Au Japon, les actions ont également enregistré de solides gains, portées par la résilience de l’économie et par les perspectives favorables des entreprises exportatrices. La Banque du Japon a haussé son taux directeur à 1,0 %, conformément aux attentes des marchés. La faiblesse persistante du yen a continué de soutenir la compétitivité des exportateurs japonais, tandis que les entreprises liées aux équipements technologiques et aux semi-conducteurs ont bénéficié de la vigueur des investissements mondiaux dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. 

Marchés émergents 

Les marchés émergents ont affiché l'une des meilleures performances du deuxième trimestre avec une progression de 26,2 % en dollars canadiens. Ce rendement exceptionnel a principalement été porté par les marchés asiatiques qui continuent de bénéficier de leur rôle central dans la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’intelligence artificielle. 

La Corée du Sud et Taïwan se sont particulièrement démarqués grâce à la forte demande mondiale pour les semi-conducteurs et les composantes électroniques. Les investissements importants réalisés par les grandes entreprises technologiques afin de développer leurs capacités en intelligence artificielle ont directement soutenu plusieurs fabricants asiatiques, contribuant à attirer d’importants flux de capitaux vers ces marchés. 

L’amélioration du contexte géopolitique, marquée par une désescalade des tensions au Moyen-Orient et le recul des prix de l’énergie, a également soutenu les marchés émergents. Malgré un environnement mondial toujours incertain, les perspectives de croissance des marchés émergents demeurent favorables. 

Perspectives

Au terme du deuxième trimestre de 2026, plusieurs constats se dégagent. Les marchés financiers ont fait preuve d’une résilience remarquable en parvenant à surmonter les incertitudes géopolitiques, les tensions commerciales et les préoccupations inflationnistes. La vigueur des bénéfices des entreprises et les investissements soutenus dans l’intelligence artificielle ont constitué les principaux moteurs de cette progression, alors que l’amélioration graduelle du contexte énergétique a également contribué à soutenir la confiance des investisseurs. 

Au cours des prochains mois, les marchés continueront de suivre de près l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient, les perspectives d’inflation ainsi que les décisions des principales banques centrales. Les investisseurs porteront également une attention particulière à l’évolution des bénéfices des entreprises et à la poursuite des investissements dans les infrastructures technologiques. 

Conclusion

Malgré un environnement toujours complexe, les investisseurs ont privilégié les perspectives de croissance des entreprises, particulièrement dans les secteurs liés à l’intelligence artificielle, tout en réévaluant progressivement les risques associés au contexte géopolitique. 

Comme toujours, les événements à court terme demeurent difficiles à anticiper et peuvent provoquer d'importantes fluctuations des marchés. L'expérience rappelle toutefois que les décisions prises sous le coup de l'émotion sont rarement les plus profitables. Maintenir une approche disciplinée, diversifiée et alignée sur des objectifs à long terme demeure la meilleure façon de traverser les périodes d'incertitude et de profiter des occasions offertes par les marchés financiers. 

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