Gestion FÉRIQUE

Lettre financière - 1er trimestre 2026

10 mins
Marchés boursiers et économie

Publié le

Présentée par l'équipe de Gestion des placements de Gestion FÉRIQUE

Férique

Sommaire

Le premier trimestre 2026 illustre une fois de plus la sensibilité des marchés financiers face aux chocs géopolitiques et aux changements rapides de l’environnement macroéconomique. Après un début d’année marqué par un optimisme prudent et des performances solides, le trimestre s’est terminé dans un climat beaucoup plus incertain, dominé par l’escalade du conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix de l’énergie. 

Dès janvier, les marchés ont progressé malgré une montée notable des tensions géopolitiques, notamment en Amérique latine, dans un contexte marqué par l’intervention américaine au Venezuela ayant mené à l’arrestation du président Nicolás Maduro, tout en s’appuyant sur des perspectives économiques relativement stables. En février, l’environnement s’est complexifié avec une augmentation des incertitudes liées aux politiques commerciales et aux transformations structurelles induites par l’intelligence artificielle. Toutefois, c’est en mars que le trimestre a véritablement basculé, alors que l’intensification du conflit impliquant l’Iran, combinée à la fermeture du détroit d’Ormuz, a provoqué un choc énergétique majeur. 

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Cette perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie, ravivant les craintes inflationnistes et modifiant les anticipations de politique monétaire à l’échelle mondiale. Les marchés boursiers ont réagi négativement à ce choc, bien que les pertes aient été partiellement atténuées en fin de période par des signes d’apaisement du conflit. 

Sur l’ensemble du trimestre, les performances des marchés sont demeurées contrastées. L’indice canadien S&P/TSX a progressé de 3,9 %. À l’inverse, le marché américain a reculé, le S&P 500 affichant une baisse de 2,6 % en dollars canadiens (-4,3 % en devise locale). Les marchés internationaux développés ont légèrement progressé, avec un gain de 0,7 % en dollars canadiens (0,3 % en devises locales), tandis que les marchés émergents ont affiché une hausse de 1,7 % en dollars canadiens (2,2 % en devises locales). 

Du côté des titres à revenu fixe, l’indice canadien des obligations universelles a enregistré une progression modeste de 0,23 % sur le trimestre. Les marchés obligataires ont été influencés par des forces opposées : d’un côté, les attentes de ralentissement économique ont soutenu la demande pour les obligations, tandis que de l’autre, la remontée des prix de l’énergie a ravivé les craintes d’inflation, exerçant une pression à la hausse sur les taux en fin de période. 

Au 31 mars 2026

Variation
T1-2026
Variation
1 an
Indices (%)
Obligations canadiennes
      Obligations universelles FTSE Canada
      Obligations universelles FTSE Canada 0,2  0,8
Actions canadiennes
       S&P/TSX Composite
      S&P/ TSX Composite 3,9 34,8
Actions américaines ($ CA)
       S&P 500
       S&P 500 -2,6 14,2
Actions internationales ($ CA)
      MSCI MSCI EAEO
      MSCI MSCI EAEO 0,7 18,2
      MSCI Monde (ex. Canada)
      MSCI Monde (ex. Canada) -1,9 15,2
      MSCI Marchés émergents
      MSCI Marchés émergents 1,7 26,4

  Sources : FTSE International Limited, S&P Dow Jones Indices LLC et MSCI Inc.

Fermeture
31-03-26
Variation
T1-26
Variation
1 an
Taux directeur au Canada (%)
Taux directeur au Canada (%) 2,25 0,00 -0,50
Pétrole WTI (USD)
Pétrole WTI (USD) 101,38 $ 76,6 % 41,8 %
Or (USD)
Or (USD) 4 668,06 $ 8,1 % 49,4 %
EUR/CAD
EUR/CAD 1,61 -0,1 % 3,4 %
JPY/CAD
JPY/CAD 0,01 0,2 % -9,1 %
USD/CAD
USD/CAD 1,39 1,7 % -3,1 %

Sources : Banque du Canada, Bloomberg Finance L.P. 

Rendements nets de frais au 31 mars 2026 (%)

T1-2026 1 an 3 ans 5 ans 10 ans
Portefeuilles FÉRIQUE
Portefeuille FÉRIQUE Conservateur
Portefeuille FÉRIQUE Conservateur 0,1 3,7 4,7 2,4 n/d
Portefeuille FÉRIQUE Pondéré
Portefeuille FÉRIQUE Pondéré 0,1 5,8 6,4 4,0 4,1
Portefeuille FÉRIQUE Équilibré
Portefeuille FÉRIQUE Équilibré -0,5 10,4 9,9 6,0 6,3
Portefeuille FÉRIQUE Croissance
Portefeuille FÉRIQUE Croissance -0,7 11,4 10,9 6,4 6,9
Portefeuille FÉRIQUE Audacieux
Portefeuille FÉRIQUE Audacieux -0,8 14,6 12,7 7,6 n/d
Portefeuille FÉRIQUE 100 % Actions1
Portefeuille FÉRIQUE 100 % Actions1 n/d n/d n/d n/d n/d
Fonds de revenu
FÉRIQUE Revenu court terme
FÉRIQUE Revenu court terme 0,6 2,7 4,0 3,0 2,0
FÉRIQUE Obligations canadiennes
FÉRIQUE Obligations canadiennes 0,0 0,3 3,2 0,6 1,5
FÉRIQUE Obligations mondiales de développement durable
FÉRIQUE Obligations mondiales de développement durable -0,5 1,1 2,9 0,1 n/d
FÉRIQUE Revenu mondial diversifié
FÉRIQUE Revenu mondial diversifié 0,0 4,9 5,0 1,7 n/d
Fonds d'actions
FÉRIQUE Actions canadiennes de dividendes
FÉRIQUE Actions canadiennes de dividendes -0,3 17,7 11,6 10,0 8,3
FÉRIQUE Actions canadiennes
FÉRIQUE Actions canadiennes 2,6 28,2 17,4 13,8 11,3
FÉRIQUE Actions américaines
FÉRIQUE Actions américaines -2,9 9,8 17,1 12,1 12,2
FÉRIQUE Actions internationales2
FÉRIQUE Actions internationales2 0,4 13,7 12,3 8,4 6,7
FÉRIQUE Actions de marchés émergents
FÉRIQUE Actions de marchés émergents 3,2 33,1 18,2 4,9 n/d
FÉRIQUE Actions mondiales de dividendes
FÉRIQUE Actions mondiales de dividendes 4,8 15,9 15,0 12,1 11,4
FÉRIQUE Actions mondiales de 
développement durable
FÉRIQUE Actions mondiales de 
développement durable
-6,6 -0,5 5,1 5,1 n/d
FÉRIQUE Actions mondiales d'innovation
FÉRIQUE Actions mondiales d'innovation -5,7 12,9 13,9 3,9 n/d

Source : Trust Banque Nationale.

1 Les rendements ne sont pas disponibles pour le Portefeuille FÉRIQUE 100 % Actions, puisqu’il n’a pas encore 12 mois d’existence.

2 En date du 25 octobre 2024, le Fonds FÉRIQUE Actions internationales a acquis les actifs du Fonds FÉRIQUE Actions asiatiques dans le cadre d'une réorganisation et les objectifs de placement du Fonds ont été modifiés. Le rendement antérieur à la date d'entrée en vigueur de la réorganisation représente le rendement du Fonds FÉRIQUE Actions européennes (maintenant le Fonds FÉRIQUE Actions internationales) avec ses objectifs de placement antérieurs. La réorganisation et les changements apportés aux objectifs de placement auraient pu avoir une incidence importante sur le rendement du Fonds s'ils avaient été en vigueur pendant toute la période de mesure du rendement.

Titres à revenu fixe

Revenu fixe canadien

Au premier trimestre, le marché obligataire canadien a évolué dans un environnement caractérisé par des signaux économiques contrastés et une montée des risques géopolitiques. 

En début de trimestre, les conditions étaient relativement favorables. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, contribuant à un environnement de taux stable. L’inflation modérée et les signes de ralentissement économique ont soutenu la performance du marché obligataire, permettant à l’indice FTSE Canada des obligations universelles d’afficher des gains en janvier et en février. 

Cependant, la situation s’est détériorée en mars. La forte hausse des prix de l’énergie, déclenchée par les perturbations de l’offre mondiale liées au conflit en Iran, a entraîné une remontée des anticipations inflationnistes. Cette dynamique a exercé une pression à la hausse sur les rendements obligataires, causant une baisse de la valeur des obligations en circulation. 

Malgré ce recul en fin de trimestre, la performance globale du marché obligataire canadien est demeurée légèrement positive, avec un gain de 0,23 %. Cette évolution reflète l’équilibre entre des forces opposées : un ralentissement économique qui soutient les obligations, et des pressions inflationnistes qui limitent leur potentiel de performance. 

Revenu fixe américain

Aux États-Unis, le marché obligataire a également été influencé par un environnement en constant changement. 

En janvier et en février, les attentes concernant l’évolution de la politique monétaire ont été marquées par l’incertitude. Les données d’inflation plus élevées que prévu et les interrogations entourant l’indépendance de la Réserve fédérale ont contribué à retarder les anticipations de baisse de taux. Les investisseurs sont ainsi demeurés prudents, ajustant leurs positions en fonction des nouvelles économiques et des développements politiques. 

La situation a changé en mars avec l’intensification du conflit au Moyen-Orient. La hausse rapide des prix du pétrole a ravivé les craintes inflationnistes, poussant les investisseurs à réviser leurs anticipations. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans est ainsi passé d’environ 4,17 % en début de trimestre à 4,32 % à la fin mars. Certains participants du marché ont même envisagé la possibilité d’un maintien prolongé des taux d’intérêt actuels, voire de nouvelles hausses, afin de contenir les pressions inflationnistes. 

Cette évolution illustre le rôle central des marchés obligataires comme baromètre des attentes économiques. Les variations des taux reflètent à la fois les perspectives de croissance ainsi que les anticipations d’inflation et les risques géopolitiques qui se sont fortement accentués au cours du trimestre. 

Conflit en Iran et choc énergétique 

L’escalade du conflit impliquant l’Iran a constitué un élément déterminant du trimestre, avec des répercussions directes sur l’économie mondiale. La fermeture du détroit d’Ormuz, un point de passage clé pour une part importante de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, a entraîné une hausse marquée des prix de l’énergie. 

Selon des estimations récentes, ce choc pourrait faire remonter l’inflation américaine autour de 4,2 % en raison de l’effet rapide des prix de l’énergie sur les coûts à l’échelle de l’économie. Plus largement, cette hausse des prix survient à un moment où l’inflation montrait des signes de modération, ce qui complique le cadre d’analyse des banques centrales. 

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Par ailleurs, l’impact ne se limite pas à l’inflation. Le choc énergétique agit également comme un frein sur l’activité économique mondiale, en augmentant les coûts pour les entreprises et en pesant sur la consommation. Cette combinaison d’inflation plus élevée et de croissance plus fragile représente un changement important dans l’environnement macroéconomique du trimestre. 

Marchés boursiers

Actions canadiennes

L’indice composé S&P/TSX a enregistré un gain de 3,9 % au premier trimestre, affichant une performance positive malgré la volatilité accrue en fin de période. 

La progression du marché canadien s’explique en grande partie par la vigueur des matières premières, en particulier l’or, qui a bénéficié de son statut de valeur refuge dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. Les sociétés minières et aurifères ont ainsi largement contribué à la performance de l’indice, notamment en janvier et en février. 

Le secteur financier a également joué un rôle important, soutenu par des résultats solides publiés par les grandes banques canadiennes. En mars, le marché a subi un repli marqué, reculant de 4,3 %, sa plus forte baisse mensuelle en près de trois ans. Ce recul est directement lié au choc énergétique et aux craintes d’un retour de l’inflation. 

La situation économique demeure également fragile. La contraction de l’économie au quatrième trimestre de 2025, avec un PIB en recul de 0,6 % en rythme annualisé, en partie attribuable aux incertitudes commerciales liées aux tarifs américains, a été suivie d’une reprise modeste en début d’année 2026, avec une croissance de 0,1 % en janvier et une estimation préliminaire de 0,2 % en février, avant que le choc énergétique lié au conflit en Iran ne vienne assombrir les perspectives. 

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Actions américaines

Le marché américain a terminé le trimestre en territoire négatif, l’indice S&P 500 affichant un recul de 2,6 % en dollars canadiens et de 4,3 % en devise locale. Cet écart reflète l’appréciation du dollar américain face au dollar canadien, redevenu une valeur refuge dès le début du conflit en Iran. 

Le trimestre a été caractérisé par une forte dispersion des performances et par une volatilité accrue. En janvier, les marchés ont progressé modestement, soutenus par les attentes de croissance des bénéfices. Toutefois, les incertitudes liées à la politique monétaire et à l’indépendance de la Réserve fédérale ont limité l’enthousiasme des investisseurs. 

En février, les inquiétudes concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur certains modèles d’affaires ont pesé sur le secteur technologique. Malgré des résultats solides, NVIDIA n’a suscité qu’une réaction mitigée du marché, accentuant ainsi la prudence des investisseurs. 

En mars, le conflit au Moyen-Orient a dominé l’actualité. La hausse des prix de l’énergie a alimenté les craintes inflationnistes et a conduit les investisseurs à réviser leurs anticipations de politique monétaire. Le secteur technologique est demeuré sous pression, tandis que certains secteurs plus défensifs ont mieux résisté. 

Malgré ce contexte difficile, les marchés ont rebondi lors de la dernière séance du mois, soutenus par des déclarations de l’administration Trump évoquant des signes d’apaisement du conflit, ce qui a permis de limiter les pertes sur l’ensemble du trimestre.

Actions internationales

Les marchés développés à l’extérieur de l’Amérique du Nord ont affiché une progression modeste de 0,7 % en dollars canadiens et de 0,3 % en devises locales. 

En début de trimestre, les marchés européens ont bénéficié d’une amélioration du climat économique et de résultats d’entreprises globalement solides. Plusieurs économies, dont l’Allemagne et l’Espagne, ont montré des signes de reprise, soutenant la confiance des investisseurs. 

Toutefois, la situation s’est détériorée en mars. La hausse des prix de l’énergie a entraîné une remontée de l’inflation en Europe, dépassant la cible de la Banque centrale européenne. Les marchés ont alors anticipé un resserrement monétaire, ce qui a pesé sur les valorisations boursières. 

Malgré un ralentissement de l’inflation en mars au Japon, la faiblesse du yen commence à provoquer une hausse des coûts d’importation qui, combinée au choc énergétique, accentue les pressions inflationnistes et renforce les attentes d’un relèvement des taux par la Banque du Japon dès avril. 

Marchés émergents 

Les marchés émergents ont enregistré une performance positive de 1,7 % en dollars canadiens et de 2,2 % en devises locales, malgré une forte chute en mars. 

En début de trimestre, ces marchés ont bénéficié d’un afflux de capitaux et d’un regain d’intérêt de la part des investisseurs attirés par des perspectives de croissance plus élevées et une diversification géographique accrue. Les marchés asiatiques, notamment la Corée du Sud et Taïwan, ont été soutenus par la demande liée aux technologies et aux semi-conducteurs. 

Cependant, en mars, les marchés émergents ont été les plus durement touchés par le choc énergétique, reculant de 11,0 % en dollars canadiens. La hausse des prix de l’énergie et le resserrement des conditions financières ont entraîné des ventes importantes, les investisseurs réduisant leur exposition aux actifs plus risqués. 

Malgré ce repli marqué, la performance globale du trimestre est demeurée positive, illustrant la volatilité accrue de ces marchés dans un environnement incertain. 

Perspectives

À l’issue du premier trimestre 2026, plusieurs leçons se dégagent. Les marchés ont démontré une certaine résilience en début de période, mais restent fortement sensibles aux chocs externes. 

Les principales sources d’incertitude demeurent : 

  • l’évolution du conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix de l’énergie;
  • la trajectoire de l’inflation;
  • les décisions de politique monétaire des grandes banques centrales;
  • les tensions commerciales persistantes et leurs effets sur la croissance mondiale. 

Dans ce contexte, les marchés obligataires continueront de refléter l’équilibre entre les craintes inflationnistes et les risques de ralentissement économique. Du côté des actions, la confiance des investisseurs dépendra en grande partie de l’évolution du contexte géopolitique et de la capacité des entreprises à maintenir leur croissance des bénéfices. 

Conclusion

Le premier trimestre 2026 rappelle une fois de plus la difficulté de prévoir les mouvements des marchés. Qui aurait pu anticiper qu’un début d’année marqué par une progression généralisée des marchés se transformerait en un environnement dominé par une guerre majeure et un choc énergétique d’envergure? 

La tentation de réagir rapidement aux événements reste forte, mais l’expérience démontre que les décisions impulsives peuvent entraîner des pertes ou un manque à gagner. Les marchés évoluent souvent de manière imprévisible, alternant entre périodes de volatilité et phases de reprise. 

Dans ce contexte, il demeure essentiel de maintenir une approche disciplinée et alignée sur ses objectifs à long terme. La diversification, la gestion des risques et la patience restent des éléments clés pour naviguer dans un environnement incertain. Plus que jamais, rester fidèle à une stratégie structurée constitue la meilleure façon de traverser les périodes de turbulence et d’atteindre ses objectifs financiers. 

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