Au 31 mars 2026
| Fermeture 31-03-26 |
Variation 28-02-26 |
Variation 31-12-25 |
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| Taux directeur au Canada (%) | |||
| Taux directeur au Canada (%) | 2,25 | 0,00 | 0,00 |
| Pétrole WTI (USD) | |||
| Pétrole WTI (USD) | 101,38 $ | 51,3 % ▲ | 76,6 % ▲ |
| Or (USD) | |||
| Or (USD) | 4 668,06 $ | -11,6 % ▼ | 8,1 % ▲ |
| EUR/CAD | |||
| EUR/CAD | 1,61 | -0,3 % ▼ | -0,1 % ▼ |
| JPY/CAD | |||
| JPY/CAD | 0,01 | 0,2 % ▲ | 0,2 % ▲ |
| USD/CAD | |||
| USD/CAD | 1,39 | 2,2 % ▲ | 1,7 % ▲ |
Sources : Banque du Canada, Bloomberg Finance L.P.
MARCHÉ CANADIEN
-4,3 % (S&P/TSX Composite 31-03-2026)Le marché canadien a reculé de 4,3 % en mars, enregistrant sa plus importante baisse mensuelle depuis près de trois ans. Ce repli s’explique principalement par la hausse des prix de l’énergie et les craintes d’un retour de l’inflation.
Sur le plan macroéconomique, les données publiées ont été plus encourageantes. L’économie canadienne a montré des signes de reprise en début d’année, avec une croissance du PIB de 0,1 % en janvier et une estimation préliminaire de 0,2 % en février, suggérant une amélioration graduelle après la contraction observée à la fin de 2025.
Les rendements obligataires ont augmenté au cours du mois sous l’effet des mêmes pressions inflationnistes liées à la hausse des prix de l’énergie. Dans ce contexte, les obligations canadiennes ont affiché une performance négative, l’indice FTSE Canada des obligations universelles reculant d’environ 2,0 %.
MARCHÉ AMÉRICAIN
-2,8 % (S&P 500 31-03-2026 en CAD)Aux États-Unis, les marchés boursiers ont également reculé en mars, l’indice S&P 500 affichant une baisse de 5,0 % en dollars américains et de 2,8 % en dollars canadiens.
Le conflit au Moyen-Orient a été au cœur des préoccupations. Dans ce contexte, les investisseurs ont revu leurs attentes concernant la politique monétaire, certains anticipant désormais un maintien des taux d’intérêt à leur niveau actuel, voire des hausses supplémentaires d’ici la fin de l’année par la Réserve fédérale.
Les données économiques ont aussi alimenté la prudence, le marché de l’emploi américain montrant des signes de ralentissement alors que les ouvertures de postes sont en baisse et que les embauches sont à leur plus bas niveau depuis plusieurs années.
Le secteur technologique est demeuré sous pression, plusieurs grandes entreprises continuant de subir les effets des inquiétudes liées à la rentabilité des investissements importants en intelligence artificielle. Malgré ce contexte, l’espoir d’un apaisement en Iran a offert un rebond au marché américain lors de la dernière séance du mois, celui-ci enregistrant sa meilleure performance quotidienne depuis près d’un an.
MARCHÉS INTERNATIONAUX
-8,1 % (MSCI EAEO 31-03-2026 en CAD)Les actions internationales ont été particulièrement touchées en mars, reculant de 7,9 % en devises locales et de 8,1 % en dollars canadiens.
En Europe, les marchés ont enregistré leur plus forte baisse mensuelle depuis 2020, sous l’effet d’un regain des craintes d’inflation et de ralentissement économique. L’augmentation des coûts du pétrole et du gaz naturel a contribué à une remontée de l’inflation en mars, qui a dépassé la cible de la Banque centrale européenne (BCE).
Les marchés anticipent désormais des hausses de taux de la part de la BCE afin de contenir ces pressions inflationnistes, ce qui a pesé sur les valorisations boursières.
Par ailleurs, les perspectives économiques se sont également détériorées, notamment en Allemagne où les prévisions de croissance ont été revues à la baisse.
Au Japon, les inquiétudes géopolitiques ont également affecté les actions japonaises, l’indice Nikkei 225 reculant d’environ 13 % en mars en devise locale.
MARCHÉS ÉMERGENTS
-11,0 % (MSCI Marchés Émergents 31-03-2026 en CAD)Les marchés émergents ont été les plus durement touchés lors du dernier mois, enregistrant un recul de 10,5 % en devises locales et de 11,0 % en dollars canadiens.
Plusieurs marchés asiatiques ont subi des ventes importantes, les investisseurs réduisant leur exposition aux actifs plus risqués. La Corée du Sud a été particulièrement affectée, les actions des grandes entreprises technologiques, notamment dans le secteur des semi-conducteurs, ayant été mises sous pression.
Le marché boursier chinois a enregistré une baisse marquée également, bien que l’économie chinoise semble mieux positionnée pour absorber le choc énergétique, notamment grâce à une diversification de ses sources d’approvisionnement.
Dans l’ensemble, le mois de mars a illustré la sensibilité accrue des marchés émergents aux chocs externes, en particulier dans un environnement caractérisé par une hausse des prix de l’énergie et un resserrement des conditions financières.




