Marchés en bref / Publié le .

Février 2021 - Le pétrole revient à son sommet prépandémie

Marchés en bref - Revue mensuelle

L’optimisme lié à un éventuel relâchement des mesures sanitaires et une reprise économique soutenue s’est poursuivi en février. Galvanisé par la hausse du prix du pétrole, le marché boursier canadien a enregistré au cours de la période la meilleure performance de notre univers. Le huard a lui aussi réagi favorablement à l’évolution du cours du brut et s’est apprécié face à de nombreuses devises étrangères. Cette perspective favorable face à la croissance a toutefois miné le marché obligataire en exerçant une pression à la hausse sur la courbe de taux d’intérêt.

MARCHÉ CANADIEN 

La majorité des secteurs ont contribué à la hausse du marché, notamment ceux des technologies de l’information, de la consommation discrétionnaire et, sans surprise, de l’énergie. Ainsi, tel que mesuré par l’indice MSCI Canada, ce dernier a enregistré un gain substantiel de 4,7 % au cours du mois. À l’inverse, le marché obligataire a de son côté subi le contrecoup de l’anticipation d’une accélération de l’activité économique et d’attentes d’inflation à la hausse. À l’instar des obligations, quatre secteurs boursiers ont également retranché de la valeur : les services aux collectivités, les matériaux, les services de communication ainsi que les biens de consommation de base.

MARCHÉ AMÉRICAIN

Avec sept secteurs qui ont contribué positivement à la performance, le marché américain a, lui aussi, connu un bon mois. Là-bas, le secteur de l’énergie a été le plus performant de tous. Selon l’indice MSCI É.-U., la performance du marché américain a été de 2,6 % en devise locale et de 1,7 % lorsqu’exprimée en dollars canadiens. Parmi les secteurs qui ont miné le rendement total, on retrouve, comme au Canada, ceux des services aux collectivités et des biens de consommation de base, mais également ceux des soins de santé et de la consommation discrétionnaire.

MARCHÉ EUROPÉEN

De l’autre côté de l’Atlantique, la finance, l’énergie et la consommation discrétionnaire sont les secteurs qui, dans l’ordre, ont obtenu les rendements les plus élevés. Tout comme pour les marchés boursiers nord-américains, un total de quatre secteurs sont venus tirer la performance vers le bas : les services aux collectivités, les biens de consommation de base, les soins de santé et l’immobilier. Au final, le marché européen, tel que représenté par l’indice MSCI Europe, a tout de même engrangé un rendement positif de 2,4 % en devises locales et de 1,5 % lorsqu’exprimé en dollars canadiens.

MARCHÉ ASIATIQUE

L’Asie a principalement souffert de la vigueur du dollar canadien. En effet, lorsqu’exprimée en devises locales, la performance selon l’indice de référence MSCI Asie-Pacifique a été de 2,0 %. Cependant, l’appréciation de notre monnaie vis-à-vis plusieurs devises asiatiques dont le yen japonais a réduit la performance exprimée en dollars canadiens à seulement 0,5 %. L’énergie, l’immobilier et la finance ont été les secteurs les plus méritoires, alors que les soins de santé et la consommation (de base et discrétionnaire) ont été ceux qui ont retranché le plus de valeur au cours de la période.

MARCHÉS ÉMERGENTS 

La séquence de forts gains des marchés émergents a pris fin en février. En effet, leur rendement en devises locales, tel que mesuré par l’indice MSCI Marchés Émergents, a été de 1,0 %. L’impact négatif des fluctuations de change a toutefois amputé cette performance, de sorte que lorsqu’exprimée en dollars canadiens, celle-ci se retrouve à -0,1 %. Parmi les secteurs qui ont contribué positivement, on retrouve l’immobilier, les matériaux et l’énergie. À l’inverse, les soins de santé, les biens de consommation de base ainsi que la consommation discrétionnaire sont les secteurs qui ont le plus nui à la performance.

Sources : Banque du Canada et MSCI Inc.


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