Marchés en bref / Publié le .

Mise à jour sur les marchés

Comme nous l’évoquons dans Marchés en bref depuis le début de l’année, les attentes sur le plan économique étaient prudemment optimistes pour 2020. Or, le scénario s’est soudainement transformé en raison de plusieurs facteurs non-économiques qui ont eu de lourdes conséquences sur les marchés boursiers et plus particulièrement sur le pétrole.

Coronavirus et le blocus ferroviaire au Canada

L’apparition du COVID-19 (coronavirus) a causé une surprise et forcé une révision des cibles de croissance mondiale. Les perspectives de croissance plus faibles ont provoqué une première chute des marchés et ont particulièrement fait mal aux secteurs de l’énergie (baisse du cours du brut avec la baisse de la demande de pétrole) et du tourisme, mais aussi au secteur manufacturier reliés au commerce mondial et dépendant de la production en Chine. À ce premier vent de face est venu s’ajouter, du côté canadien, le blocus ferroviaire des groupes autochtones. 

Primaires démocrates et désaccords au sein de l’OPEP

À partir de ce moment, les bourses ont évolué au gré des nouvelles, tantôt à la hausse, notamment suite à l’avance prise par Joe Biden lors des primaires démocrates, et tantôt à la baisse, dû à la couverture médiatique parfois sensationnaliste du COVID-19.

Un choc important pour le cours du brut s’est cependant ajouté à la liste vendredi dernier (6 mars) avec l’éclatement de l’alliance entre la Russie et l’Arabie Saoudite. Les deux pays membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) sont en désaccord quant à la stratégie à adopter face à la baisse de la demande causée par les révisions de la croissance économique mondiale. La Russie refuse de réduire sa production afin de soutenir le prix du baril. Sans connaître ses intentions actuelles, si l’on se fie aux événements de 2014, l’État chercherait de nouveau à affaiblir l’industrie américaine du gaz de schiste afin de maintenir ses parts de marché. À l’époque, les Russes avaient finalement abandonné cette stratégie au bout d’un certain temps, puisque très coûteuse.

Continuer à miser sur le long terme

Les mesures d’endiguement du COVID-19 ont certes un impact immédiat négatif sur l’activité économique mondiale mais, à moyen terme, elles favorisent également un retour à la normale en limitant la propagation. Les vents de face rencontrés depuis le début de l’année perturbent effectivement les marchés, mais pourraient ultimement se traduire par une demande refoulée suivie d’une reprise. D’une part, les autorités monétaires et fiscales à travers le monde sont prêtes à intervenir afin de soutenir l’économie et de l’autre, beaucoup de mauvaises nouvelles sont à présent escomptées dans la valorisation des actifs.

Il est donc primordial de ne pas déroger de sa stratégie et de maintenir une approche d’investissement axée sur le long terme. C’est la philosophie d’investissement à laquelle Gestion FÉRIQUE et ses gestionnaires adhèrent. Cette philosophie permet de passer à travers les périodes plus turbulentes et de faire progresser son capital à long terme!


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