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Janvier 2020 - Les marchés tiennent compte d’un nouveau risque

Marchés en bref - Revue mensuelle

Parmi les différents facteurs susceptibles d’affecter négativement les marchés au courant de l’année, peu de gens avaient entrevu l’éclosion d’une épidémie comme scénario de base. Preuve qu’à court terme, bien des événements peuvent se produire et surprendre. L’apparition du coronavirus a contraint les investisseurs à réviser leurs prévisions afin d’y inclure ce risque et son impact potentiel sur la croissance mondiale. Ainsi, le prix du pétrole a chuté de plus de 15 % au cours du mois de janvier, entraînant avec lui le dollar canadien en le dépréciant face à de nombreuses devises étrangères.

MARCHÉ CANADIEN 

Malgré ce nouveau vent de face, le marché boursier canadien a tout de même connu un bon début d’année. Tel que mesuré par l’indice MSCI Canada, ce dernier affiche un gain respectable de 1,6 % en janvier. Du point de vue sectoriel, alors que les technologies de l’information et les services aux collectivités ont très bien performé, ceux de la consommation discrétionnaire, de la santé, des matériaux et de l’énergie ont été à la traîne. L’évolution des taux d’intérêt a quant à elle propulsé la performance obligataire au-delà de celle du marché boursier. Une baisse d’environ 40 points de base sur la majeure partie de la courbe de taux a soulevé le prix des obligations, et ce, malgré l’impact négatif de l’élargissement des écarts de crédit.

MARCHÉ AMÉRICAIN

L’impact du virus a été davantage ressenti au sud de la frontière. Le marché boursier américain a enregistré une performance plus modeste de 0,2 % en devise locale, telle que mesurée par l’indice MSCI É.-U. La dépréciation de notre monnaie vis-à-vis du billet vert américain a cependant bonifié ce résultat de sorte que lorsque l’on exprime celui-ci en dollars canadiens, il se hisse alors à 2,2 % pour le mois. Plusieurs secteurs ont contribué positivement au rendement, notamment ceux des services aux collectivités et des technologies de l’information tandis que ceux de l’énergie et des matériaux ont plombé la performance globale.

MARCHÉ EUROPÉEN

À l’exception des secteurs plus défensifs, tels les services aux collectivités et les soins de santé, l’Europe a largement peiné au cours de la période. Tel que représenté par l’indice MSCI Europe, le marché européen a enregistré une perte de -1,6 % en devises locales. L’appréciation des principales monnaies européennes a toutefois permis d’éponger une partie de cette contre-performance, de sorte que lorsque exprimé en dollars canadiens, celle-ci a été de -0,6 %. À l’instar des marchés nord-américains, les secteurs de l’énergie et des matériaux sont ceux ayant le plus souffert au cours du mois.

MARCHÉ ASIATIQUE

Épicentre de ce nouveau vecteur d’incertitude, l’Asie a sans surprise été plus durement touchée. Lorsque rendue en devises locales, la performance selon l’indice de référence MSCI Asie Pacifique a été de -2,2 %. Seul le secteur des soins de santé s’est maintenu du côté positif.  Le secteur de l’énergie a été passablement malmené là-bas aussi. La faiblesse relative du dollar canadien face au panier de devises asiatiques contenues dans l’indice a limité la perte, de sorte que lorsque reflétée en dollars canadiens, celle-ci a été de -0,9 % pour la région.

MARCHÉS ÉMERGENTS 

Les marchés émergents n’ont pas échappé à la prise en compte du risque pandémique. Leur rendement en devises locales, tel que mesuré par l’indice MSCI Marchés Émergents, a été de -3,3 %. À l’exception du secteur des soins de santé, tous les autres ont contribué négativement à la performance totale. Faisant suite à un mois de décembre exceptionnel, un certain retour du balancier a probablement exacerbé la baisse. Le secteur le plus fortement impacté a été celui de l’immobilier, suivi par celui de l’énergie. Les fluctuations de change ont eu un léger impact positif sur la performance, de sorte que lorsque exprimée en dollars canadiens, celle-ci a été de -2,8 %.


Sources: Banque du Canada et MSCI Inc.

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