Marchés en bref / Publié le .

Février 2020 - La propagation du COVID-19 malmène les marchés

Marchés en bref - Revue mensuelle

Après un début de mois prometteur où l’on pouvait croire que les craintes concernant le coronavirus allaient s’estomper, l’apparition de nouveaux foyers de propagation à l’extérieur de la Chine a lourdement pesé sur les marchés financiers. L’annonce, par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du rehaussement à « très élevé » de son évaluation des risques et impacts a reparti le bal et mené les marchés à leur plus forte baisse hebdomadaire depuis la crise financière de 2007. Le prix du pétrole a de nouveau chuté et le dollar canadien s’est déprécié face aux principales devises étrangères.

MARCHÉ CANADIEN 

Dans ce contexte, les investisseurs ont été nombreux à trouver refuge au sein des obligations et ainsi contribuer à la baisse généralisée des taux d’intérêt. Malgré l’effet défavorable d’un élargissement des écarts de crédit des titres corporatifs, l’ensemble du marché obligataire a obtenu un rendement positif au cours de la période. Du côté des actions, aucun secteur n’a été épargné. Tandis que les technologies de l’information ont limité la perte à un peu plus de -2 %, celui des soins de santé a été de loin le pire avec un rendement de -18,2 %. Dans son ensemble, le marché boursier canadien a affiché un rendement de -5,9 % en février,  tel que mesuré par l’indice MSCI Canada.

MARCHÉ AMÉRICAIN

De nouveau, les répercussions du COVID-19 ont été plus importantes sur le marché boursier américain. Ce dernier a enregistré une performance de -8,2 % en devise locale, telle que mesurée par l’indice MSCI É.-U. La dépréciation de notre monnaie vis-à-vis du billet vert américain a cependant épongé une partie de cette perte de sorte que lorsque l’on exprime celle-ci en dollars canadiens, elle se retrouve à -6,8 % pour le mois. Aucun secteur n’a contribué positivement au rendement et les plus touchés ont été ceux de l’énergie, de la finance et des services aux collectivités.

MARCHÉ EUROPÉEN

La situation en Europe a été similaire à celle aux États-Unis. L’énergie a, là aussi, enregistré la pire performance sectorielle et le marché dans son ensemble, tel que représenté par l’indice MSCI Europe, a subi une perte de -8,0 %. L’effet de change a toutefois été négligeable de sorte que lorsque exprimée en dollars canadiens, la performance a été de -7,9 %. L’appréciation de notre monnaie vis-à-vis de la livre sterling a fait contrepoids à sa dépréciation contre l’euro et le franc suisse.

MARCHÉ ASIATIQUE

Malgré la baisse du nombre de nouveaux cas en Chine, les marchés asiatiques ont eux aussi été durement touchés par la tournure des événements. Lorsque exprimée en devises locales, la performance selon l’indice de référence MSCI Asie Pacifique a été de -5,4 %. La forte augmentation des cas en Corée du Sud n’a certes pas aidé ce résultat. Tous les secteurs ont retranché de la valeur, notamment celui de l’énergie qui fut le plus à la traîne. Face au panier de devises asiatiques comprises dans l’indice, la faiblesse relative du dollar canadien a limité la perte, de telle façon que lorsque exprimée en dollars canadiens, celle-ci a été de -4,6 % pour la région.

MARCHÉS ÉMERGENTS 

Généralement plus volatils, les marchés émergents ont toutefois surpris ce mois-ci et affiché la meilleure performance relative. En devises locales, leur rendement tel que mesuré par l’indice MSCI Marchés Émergents, a été de -3,8 %. Mis à part le secteur des soins de santé, tous les autres ont contribué négativement à la performance totale. Parmi les grands perdants, nous retrouvons l’énergie et les services aux collectivités. Les fluctuations de change n’ont eu aucun impact sur la performance, si bien que lorsque exprimée en dollars canadiens, celle-ci demeure inchangée à -3,8 %.


Sources: Banque du Canada et MSCI Inc.

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