COVID-19 / Publié le .

Retour sur un trimestre mouvementé

Un commentaire de Louis Lizotte
Chef, Solutions d’investissement, chez Gestion FÉRIQUE

Louis Lizotte

Louis LizotteCFA, FRM
Chef, Solutions d’investissement

Recul du marché

Le premier trimestre de 2020 s’est conclu il y a quelques jours avec des marchés en recul de 20 à 25 % sur leur sommet précédent. Étant donné les gains cumulatifs considérables offerts par les marchés boursiers au cours des 10 dernières années – plus de 350 % pour le marché américain –, plusieurs anticipaient déjà une certaine baisse. La violence de celle-ci, alimentée par la cascade d’événements qui sont venus bouleverser l’économie et les marchés, a néanmoins surpris. Pour avoir échangé avec mes collègues du Service-conseil de Services d'investissement FÉRIQUE, je sais que la vie de plusieurs d’entre vous a été touchée profondément par ces événements, et que la baisse de la valeur de leur portefeuille peut s’ajouter à leurs préoccupations. J’aimerais donc prendre ces quelques lignes pour vous offrir un état des lieux et mettre certains éléments en perspective.

Où nous en étions avant la pandémie

D’abord, il va de soi que nous traversons une période d’incertitude majeure et que la situation demeure en constante évolution. Pourtant, il est important de se rappeler que la situation économique d’avant la pandémie était plutôt bonne. Essentiellement, nous étions en contexte de plein emploi dans les pays développés et nous observions même une certaine accélération de différents indices économiques avancés. 

S’est alors déclenchée cette cascade d’événements que nous connaissons tous maintenant et qui a assombri le ciel. Au Canada, nous avons d’abord subi les effets du blocage des chemins de fer en février, puis observé une nervosité croissante liée à la manipulation des prix du pétrole par l’Arabie saoudite et la Russie. Mais ces éléments ne se comparent évidemment pas à l’onde de choc de la COVID-19, qui nous est arrivée quelques semaines plus tard. Alors que le principal enjeu de l’épidémie, lorsqu’elle était confinée à quelques pays, était celui d’une chaîne d’approvisionnement mondiale au ralenti, nous avons rapidement été confrontés à une réalité tout autre : celle d’une pandémie venant stopper la demande mondiale en plein élan. Un choc qui est un peu l’équivalent d’un séisme de 9,5 sur l’échelle de Richter
.

Un impact sans précédent

Nous sommes d’ores et déjà plongés dans une récession mondiale qui risque d’être d’une ampleur historique. Il faut d’ailleurs s’attendre, en l’absence de nouvelles positives par ailleurs, à ce que la publication à venir des chiffres officiels du premier trimestre entraîne de nouveaux soubresauts sur les marchés. Néanmoins, si l’on regarde la situation de plus haut, je crois que trois éléments doivent retenir notre attention.

Les banques centrales ont réagi comme il le fallait

Contrairement à ce qu’on a observé en 2008, les banques centrales n’ont pas tardé à déployer des mesures monétaires substantielles pour prévenir un problème de liquidité qui aurait fragilisé grandement le système économique mondial.

Les gouvernements font ce qu’il faut

Les mesures fiscales et d’aide financière tout aussi substantielles annoncées par les gouvernements vont également permettre d’atténuer le choc, du moins temporairement, pour les particuliers et les entreprises. À titre comparatif, on se rappelle que la Grande Dépression des années 1930 s’était étirée en bonne partie, précisément, en raison de l’inaction du gouvernement américain. Il faut s’attendre à ce que des sommes au moins équivalentes soient consacrées à soutenir une éventuelle relance. La capacité de nos gouvernements d’emprunter des sommes massives à des taux d’intérêt minimes est une arme dont ils ne se priveront assurément pas.

Une inconnue nommée COVID-19

Le gros facteur d’incertitude demeure évidemment la progression du virus. En l’absence d’un protocole de traitement, de l’annonce d’un vaccin ou d’un aplatissement marqué de la fameuse courbe de contagion, il est peu probable que nos sociétés puissent revenir rapidement à un niveau d’activité économique « normal ».

Patienter en attendant la relance

Ce que nous savons, cependant, c’est que la baisse des marchés en mars reflète la situation économique actuelle. Nous savons également que cette situation connaîtra un jour une fin et que nous vivrons une période de relance économique, sans doute précédée par un rebond des marchés financiers.

En attendant, la meilleure attitude à adopter consiste probablement à se concentrer sur le présent, en commençant par protéger sa santé et celle de ses proches, et à continuer de respecter son plan financier dans un environnement qui risque de demeurer volatil pendant un certain temps.


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