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Quoi de neuf en matière d’investissement responsable?

La COP 26 vient de se conclure et, de l’avis général, ce que l’on considérait comme la plus importante de ces rencontres annuelles depuis celle tenue à Paris en 2015 n’a pas répondu aux attentes. Son report d’un an, causé par la pandémie, a rehaussé le sentiment d’urgence dans cette course contre la montre et, plus que jamais, le temps presse afin de parvenir à limiter les conséquences du réchauffement climatique.

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Les faits saillants de la COP 26

Comme plusieurs l’ont souligné, la plus récente conférence des parties (COP) a surtout donné lieu à beaucoup de discussions et peu de résultats. Dans un monde idéal, les parties auraient plutôt présenté, comme planifié dans l’Accord de Paris, de nouvelles cibles de réduction plus agressives, compte tenu de l’augmentation de la concentration de GES dans l’atmosphère. Les intérêts divergents ont donc eu raison de l’espoir d’en arriver à un engagement collectif de limiter le réchauffement à 1,5°C.

D’autres déceptions se sont également ajoutées, comme respecter l’engagement de mobiliser 100 milliards de dollars annuellement auprès des nations riches afin d’aider les pays en développement, qui sont les plus touchés, à s’adapter. L’engagement de se retirer complètement du charbon et de cesser les subventions aux énergies fossiles a aussi été revu à la baisse afin d’accommoder la position de la Chine et de l’Inde face à cet enjeu. À ce sujet, il faut toutefois souligner que le texte de l’entente reconnait enfin le rôle des énergies fossiles dans le réchauffement planétaire.

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Heureusement, l’événement a tout de même été en mesure d’apporter quelques points positifs, dont notamment celui de finaliser des éléments essentiels des COP précédentes qui demeuraient en suspens. Parmi ceux-ci, il y a les règles d’opérationnalisation (Rulebook) de l’accord de Paris. En finalisant l’article 6, qui traite de coopération internationale entre les pays pour qu’ils atteignent leurs objectifs de réduction, les lignes directrices pour un marché mondial du carbone ont été approuvées.

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L’usage de délais intérimaires communs au niveau des cibles de réductions1 a été recommandé et devrait se traduire par un alignement des parties à partir de 2025 et ainsi faciliter le défi de suivre, d’agréger et de comparer les objectifs des pays. Les règles de fonctionnement du Cadre de transparence ont également été conclues, ce qui permettra d’uniformiser les exigences de déclaration. 

Au-delà de la résolution de ces derniers points, qui manquaient depuis trop longtemps déjà, il y a aussi lieu de se réjouir des ententes conclues sur la réduction des émissions de méthane et des engagements afin de freiner la déforestation d’ici 2030.

Les implications

La COP 26 ne s’inscrira donc pas dans l’histoire comme un moment charnière en matière de lutte au changement climatique, mais plutôt comme l’occasion d’effectuer de petits pas vers l’avant et de maintenir l’élan.

Les effets du changement climatique, eux, ne sont soumis à aucun délai et continuent de s’accélérer. Concrètement, l’avenir risque donc de continuer de nous faire découvrir les conséquences du changement climatique, qu’elles soient attendues ou jusqu’ici insoupçonnées.

L’impact sur les marchés et le rôle des investisseurs

En l’absence d’action marquante de la part des grands décideurs de ce monde, les marchés continueront d’opérer en tentant de prévoir et de mitiger les effets négatifs qui pourraient subvenir et affecter la valorisation des actifs. Pour les plus conscientisés, la solution passe également par le souci d’investir selon une approche qui va au-delà de la gestion des risques et qui contribue à résoudre cet enjeu planétaire.

Chez Gestion FÉRIQUE, l’enjeu climatique est pris en compte depuis de nombreuses années déjà, mais nous sommes aussi d’avis qu’il faut accélérer le pas. En ce sens, plusieurs initiatives ont vu le jour au cours de l’année :
Nous avons lancé trois nouveaux fonds axés sur le développement durable et l’innovation; plusieurs de nos gestionnaires se sont joints au Net Zero Asset Manager, un regroupement de gestionnaires qui s’engagent à mettre en place des stratégies d’investissement visant la carboneutralité, et nous encourageons les autres à s’y joindre; nous avons fait progresser notre plan carbone qui vise à aligner notre famille de fonds sur les objectifs de l’Accord de Paris; et enfin, nos opérations sont maintenant carboneutres.

Pour en savoir davantage, surveillez nos prochaines publications!

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1 Contributions déterminées au niveau national (CDN)

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