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Que mettez-vous dans votre CELI ?

Le compte d’épargne libre d’impôt : quelle appellation modeste ! Parce qu’en fait, le CELI peut être beaucoup plus qu’un simple « compte d’épargne ».

Avez-vous entendu parler de cet investisseur torontois qui a amassé plus d’un million de dollars de gains dans son CELI (en anglais seulement) ? Pas mal pour un compte dont la limite de cotisation est de 41 000 $ en 2015… Et surtout, pas mal pour un compte « d’épargne » !

Ce dossier spectaculaire fait présentement l’objet d’une révision par l’Agence du revenu du Canada, mais il illustre une réalité indéniable : un CELI peut être un outil bien plus puissant que ce qu’on entend généralement par un simple compte d’épargne. À condition, bien sûr, d’y mettre les bons instruments de placement.

Un contenant pour une variété d’investissements

Pour simplifier leur offre, et parce qu’ils peuvent engendrer des coûts administratifs élevés, plusieurs institutions financières proposent des CELI « simplifiés » qui sont axés sur un seul produit. Il peut s’agir d’épargne à court terme ou encore de certificats de placement garantis (CPG).

En fait, un CELI, tout comme un REER, un REEE et un FERR, est un contenant pouvant héberger différents types de placements. Les règles encadrant le CELI permettent en effet d’y détenir un ou plusieurs des placements suivants :

de l’argent comptant ;
des fonds communs de placement ;
des valeurs mobilières cotées à une bourse de valeur désignée ;
des certificats de placement garantis (CPG) ;
des obligations ;
certaines actions de petites entreprises.

Si vous êtes client de Services d’investissement FÉRIQUE, vous pouvez donc utiliser votre CELI aussi bien pour vos besoins à court terme  ̶  par exemple, avec le Fonds FÉRIQUE Revenu Court Terme ̶  que pour vos projets à long terme  ̶  à l’aide, par exemple, d’un fonds diversifié comme le Fonds FÉRIQUE Équilibré Croissance.

Dans le premier cas, votre argent est placé dans un instrument de placement liquide et très peu volatil. Dans le second, vous acceptez un niveau de volatilité plus élevé, mais bénéficiez d’un potentiel de rendement plus grand. Dans les deux cas, vous vous prévalez d’avantages considérables : vos gains seront à l'abri de l'impôt* et votre capital est accessible en tout temps, puisqu’il s’agit de fonds communs de placement.

Quelques pistes intéressantes

Un CELI investi dans des fonds communs de placement ne vous rendra probablement pas millionnaire en quelques années, mais son avantage sur un compte imposable est évident : vos gains ne seront jamais imposés*, qu’ils soient sous la forme d’intérêts, de dividendes ou gains en capital.

En règle générale, un investisseur a donc avantage à maximiser son utilisation du CELI et des comptes à impôt reporté (REER, REEE, FERR), selon ses besoins, avant de recourir à un compte d’investissement où ses revenus de placement sont imposables.

Cependant, si vous pouvez vous permettre d’avoir aussi un compte d’investissement, une question intéressante se pose : comment répartir vos fonds entre votre CELI et votre compte imposable ? Il n’existe pas de réponse universelle, mais voici deux pistes que vous voudrez peut-être discuter avec un membre de notre Service-conseil :

1. Concentrer dans le CELI vos fonds qui sont soumis au taux d’imposition le plus élevé, par exemple ceux qui génèrent surtout des revenus d’intérêt et des dividendes, et laisser à l’extérieur du CELI ceux qui génèrent surtout des gains en capital, puisque ces derniers profitent déjà d’un taux d’imposition avantageux (seule la moitié des gains en capital est imposable) ;

2. Concentrer dans le CELI vos fonds au potentiel de rendement le plus important puisque votre économie d’impôt sera encore plus appréciable si ce potentiel se concrétise. Toutefois, vous pourriez ne pas récupérer tous vos droits de cotisation en cas de retrait si les rendements ne sont pas au rendez-vous. Par exemple, un investisseur qui avait placé 5 000 $ dans un fonds de placement à l’intérieur de son CELI décide de retirer son investissement, qui ne vaut plus que 2 000 $ aujourd’hui. L’année suivante, ce ne sont pas 5 000 $ qui sont ajoutés à ses droits de cotisation, mais plutôt 2 000 $, puisque les droits sont calculés en fonction des sommes retirées.

Si la deuxième piste a l’avantage d’être simple, il faut savoir que la réalité est parfois plus complexe. Par exemple, si vous avez accumulé des pertes en capital dans le passé, vous pourriez être avantagé en réalisant des gains en capital à l’extérieur du CELI. Vous pourriez appliquer vos pertes passées contre ces gains et ainsi réduire votre impôt. Pareillement, si vous réalisez des pertes sur certains de vos placements à l’extérieur du CELI, vous pourriez appliquer ces pertes contre des gains passés et récupérer de l’impôt que vous avez déjà payé.

Comme vous pouvez le voir, avec des conseils appropriés, le CELI peut devenir un véritable levier d’enrichissement s’il est bien arrimé à vos projets, à vos objectifs et à votre situation personnelle. Alors, pourquoi ne pas envisager de faire de votre CELI un « CILI » ? Un compte d’investissement libre d’impôt !

Pour en savoir plus : ferique.com/CELI

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514 788-6485 | 1 800 291-0337

Vous pouvez aussi communiquer par courriel à client@ferique.com pour une réponse dans les 24 à 48 heures ouvrables.

* Certaines conditions s’appliquent. Les règles relatives au CELI doivent être respectées.
Pour plus d’information, veuillez communiquer avec l’équipe du Service-conseil de Services d’investissement FÉRIQUE